J’aurais besoin d’un deuxième cerveau, s’il vous plaît…

Oui… Ce n’est pas que je ne veux pas dessiner, c’est juste que je n’ai pas le temps. Vous savez, c’était la période des fêtes, la période des charrettes où tout le monde veut finir ce qu’il a commencé en 2011 avant 2012, de manière totalement symbolique, la date butoir pour on ne sait trop quoi. Blindée de travail ! Pendant deux semaines, chacune des pauses survies que j’ai faites ont été ponctuée de père noël en scooter et de « Happy new year » version Abba. L’horreur en version intégrale. La télé passe des films gluants, pleins de bon sentiments rouge et vert et de pain d’épice rassis. Je me suis barrée en autarcie, il fait meilleur là-bas, on y réfléchis plus au calme, avec mes 30 litres de coca et ma montagne de clopes, je pouvais temporairement respirer un coup. C’est pas que j’étouffe au Vietnam, il fait toujours aussi bon vivre, récemment, j’ai vu un rat tellement aplati qu’on aurait cru le bitume poilu, c’était drôle, mais j’aime bien me croire adulte en me disant « Non ma petite, aujourd’hui tu ne dessineras pas, car tu as un site internet à boucler, ton client compte sur toi », je me donne des airs de héros raisonnables et je me prive temporairement de la présence de mes histoires. Par contre je dessine des Séguela à la pelle, pour mon livre sur la publicité, trois ans que j’y bosse et j’en vois enfin le commencement, et puis aussi des squelettes qui font des doigts d’honneur pour un groupe de musique que j’ai trop délaissé, alors bon einh ! Je serais de retour bientôt, quand j’aurais fini de sniffer ma surdose de travail. En attendant, vous pouvez me parler de vous, vous allez bien ? Quels charmants cadeaux de noël avez vous revendu sur Ebay ? Dites-moi tout…

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